La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

25.01.2010

Garder le cap : indépendance et autonomie

Etre autonome et indépendant tout le monde en rêve mais en réalité  peu le font concrètement. Prendre ce chemin en politique comprend des risques : risque de décevoir (des élus et/ou des militants), risque de se prendre des gamelles électorales, risque de se fatiguer plus vite que d’autres (avec peu de moyens financiers il faut en faire trois fois plus que des partis plus importants) mais la vie est faite de risque, de joie, d’enthousiasme, de défaite, de victoire. Ne pas prendre le risque de défendre nos idées et nos valeurs c’est une insulte à l’histoire de notre famille politique et au pluralisme politique. Il est vrai qu’il est tellement plus confortable de commenter l’actualité dans son fauteuil ou derrière un écran d’ordinateur...S’engager réellement dans le combat politique, ne pas succomber à la facilité et à l’attrait des ors de la République, défendre une certaine vision de la société française demandent du courage, de l’audace, de la volonté et de la pugnacité. Vouloir et créer une alternance politique réclame une énergie folle, des convictions chevillées au corps et au coeur, des idées. Il faut reconnaitre que parfois c'est usant de se battre pour voir appliquer nos valeurs et voir triompher le bon sens. Cependant, que souhaitons-nous pour notre pays ? Continuer à vivre dans une société où les écarts sociaux, les inégalités professionnelles, la santé à double (voir triple) vitesse, les difficultés rencontrées par le monde judiciaire croisent toujours et encore ? Le Président de la République va s’exprimer ce soir sur la première chaine télévisuelle privée... En attendant je relis le discours de François Bayou prononcé hier lors du lancement national de la campagne des élections régionales où il a affirmé avec détermination l’indépendance du Mouvement Démocrate qui présentera dans toutes les régions françaises des listes autonomes au premier tour de l’élection régionale de mars 2010.

 

Pour reprendre une fable de Jean de la Fontaine Le loup et le chien, en politique comme dans la vie, faut-il mieux être un chien gras et tenu en laisse ou être un loup fidèle à soi-même et libre ?

07.12.2009

Modem : il s’est passé quelque chose à Arras…

4162144135_67044e69d9.jpgC’est avec un léger soupçon d’hésitation que je suis partie au Congrès du Mouvement Démocrate à Arras vendredi dernier. En effet, certaines attitudes et autres propos de responsables politiques du Modem m’avaient laissé septique quant à l’évolution de ma famille politique dans le paysage politique français. Je connais les rouages de ces grands-messes où les discussions de couloir en aparté pour obtenir une information ou une place en position éligible prennent parfois le pas sur le fond des choses. Mettez des individus dans un espace confiné et la nature humaine reprend ses droits : les intérêts personnels dépassent alors l’intérêt collectif, c’est inhérent à l’Homme, on peut le regretter et tenter d’y remédier en apportant sa pierre dégrossie du superflu à l’édifice commun. Cependant, malgré les quelques défauts de l’être humain, il s’est passé quelque chose de particulier à Arras : les militants du parti ont véritablement et sérieusement travaillé durant ce week-end de Congrès extraordinaire. Les débats supervisés par un Robert Rochefort, à la fois attentif, concentré et meneur des discussions, ont permis aux adhérents qui avaient déposés des amendements de pouvoir les défendre à la tribune. Dans une grande transparence et dans un bel effort de démocratie interne les amendements ont été adoptés ou rejetés par les militants présents. Plus de 11h00 de débat lors de la journée de samedi ! Je salue le travail remarquable des adhérents et des permanents du siège du parti qui ont réussi à nous fournir un texte de qualité, dont vous pouvez retrouver l’intégralité sur le site officiel du Mouvement Démocrate.

Voilà ce qui s’est passé à Arras, au-delà de la joie de retrouver des militants (et parfois amis) éloignés géographiquement, un travail sérieux fondé sur l’humain pour proposer un projet crédible à nos compatriotes. Un projet qui prend en considération les maux de la société, qui refuse la peur sclérosante et paralysante et surtout qui a décidé de se battre contre elle pour rassembler les potentiels et les richesses de la France.

Il s’est également passé quelque chose d’autre à Arras, un bonus spécial: la présentation des principales têtes de liste pour les élections régionales. Alain Dolium, qui défendra les couleurs du Modem en Ile de France, a fait ses premiers pas à la tribune. On sent l’homme ému et solide, heureux et fier (dans le sens noble du terme) d’être là, tout comme les 1 500 participants présents dans la salle. A la suite de son discours, la salle conquise lui a réservée une standing ovation.

Le leader centriste a ensuite pris la parole et j’ai (enfin) retrouvé l’Homme d’Etat qu’il est. Un discours percutant –il a rappelé fermement que l’indépendance et le pluralisme sont des principes vitaux pour notre parti- et visionnaire en posant les bases d’un projet humaniste porteur de sens et d’action pour la France. « L’humanisme n’est pas un vœux pieux, un souhait vague. L’humanisme comme projet de société est exigeant, radical. Il consiste à organiser la société autour du développement humain, individuel, collectif ». Surmonter les clivages afin de redresser la France et le moral des Français souvent déçus par le comportement des politiques car « il existe un chemin qui rendra la vie dans notre pays plus équilibrée, plus créative et plus heureuse (…). Pour rendre notre société équilibrée avec une croissance durable, soutenable, cela demande un long effort et une vrai volonté politique ».

Ce week-end, « le » François Bayrou, qui a su faire naître une forme d’espoir et de réconciliation auprès des Français était de retour. Ce week-end le Mouvement Démocrate a grandi, il dispose désormais d’une solide colonne vertébrale.

26.10.2009

Des réponses aux interrogations liées aux élections régionales

De nombreux cadres et militants du Mouvement Démocrate se posaient des questions (existentielles ?) relatives aux élections régionales de mars 2010. Alliance au premier tour, désignation des candidats, projet du Modem ? Des réponses ont été apportées lors du Conseil national qui se tenait à huit clos samedi dernier à Paris. François Bayrou a confirmé qu’il y aurait au premier tour de l'élection régionale de mars 2010 des listes autonomes aux couleurs du Modem dans les 22 régions françaises, tout en restant ouvert à de possibles alliances au second tour. Cependant, parler du second tour avant d’avoir entamer la moindre campagne électorale, c’est se tirer une balle dans le pied !

Il est primordial et urgent que le parti se mette en ordre de marche pour affronter la prochaine bataille électorale. En premier lieu, l’élaboration d’un projet pour nos régions françaises, déclinable au niveau départemental. Pour la région Ile de France, dont je fais partie, un groupe de réflexion travaille d’arrache-pied afin de proposer aux franciliens une vision dynamique de la région-capitale et apporter des solutions à nos concitoyens aux difficultés rencontrées, en particulier dans le domaine des transports et du logement. En deuxième lieu, la désignation des têtes de listes départementales et l’ensemble des candidats qui composeront ces listes représentatives. Les militants Modem ont jusqu’au 31 octobre pour déposer leur « candidature à la candidature » auprès de l’Union Régionale (commission constituée dans chaque région qui recueille les dossiers de candidature afin de les transmettre au siège national du parti). Enfin, militer activement sur le terrain pour diffuser nos idées, nos propositions et nos candidats et « entrer » réellement et efficacement en campagne électorale.

Lors des discussions en réunion de section ou au niveau régional, il a été parfois soulevé le manque de notoriété de certains candidats. Le Modem étant un parti relativement jeune, nous ne disposons pas de tête d’affiche comme d’autres partis politiques, et alors ? Si on ne donne pas la possibilité à des citoyens engagés de faire leur preuve sur le terrain et de se faire connaître auprès des électeurs puis des médias, le Modem ne bénéficiera jamais de nouveaux visages sur le devant de la scène médiatique et politique. Le manque de notoriété peut être un atout intéressant car il crée la curiosité et permet de dévoiler des talents au sein des équipes locales et au cœur du parti qui peut passer à côté des grandes capacités humaines, intellectuelles de ses troupes.  A bon entendeur…

24.10.2009

Une intense semaine politique

Il y a certaines semaines qui sont, politiquement parlant, bien remplies ! Cette semaine, on peut dire que nous avons été gâtés : entre les réquisitions du Procureur de la République demandant une peine de 18 mois de prison à l’encontre de Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, impliqué dans le procès dit « Clearstream » ; les ambitions du fils du Président de la République qui a annoncé lors d’une interview télé sur France 2 qu’il renonçait finalement à la présidence de l’EPAD (l’un des plus gros quartier d’affaires européens brassant des millions d’euros); les députés de la majorité présidentielle qui commencent doucement à faire de la résistance et n’ont pas voté la totalité de la réforme des collectivités territoriales; l’élection puis l’arrivée à l’Assemblée Nationale d’un judoka médaillé olympique; bref on ne savait où donner de la têtes dans cette déferlante médiatique !

Et le Mouvement Démocrate ? Vendredi matin, Corinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Modem a indiqué le lancement de son club de réflexion tout en précisant qu’elle ne prend pas ses distances avec le leader centriste mais qu’elle estime - à juste titre ? - qu’il manque de démocratie au sein du parti et de fluidité dans les rouages. Pas faux. Il est indéniable que c’est une habille communication politique à la veille du Conseil national du Modem qui a lieu ce samedi. La question du projet du parti et la préparation d’un Congrès extraordinaire début décembre à Arras, ainsi que la question des élections régionales est au cœur de cette réunion. Il en fut de même lors du bureau départemental du Modem Val de Marne auquel j’ai participé vendredi soir à Joinville le Pont. Plusieurs questions centrées sur les élections régionales : comment être candidat à la candidature, qui sera candidat, dans quelles conditions financières, position éligible ou pas, quelle stratégie de campagne et axe majeur de celles-ci ? Des questions nécessaires  pour que le parti avance de nouveau de manière constructive et soit en ordre de bataille. Il faut reconnaître que le Modem garde encore des séquelles de la campagne des élections européennes et du score décevant qui en a résulté. Nous avons perdu l’image fondatrice de notre mouvement : un parti profondément européen qui se soucie de l’avenir de l’Homme dans un cadre où l’Europe a un rôle incontournable à jouer. Nous n’avons pas su présenter aux Français  notre idéal européen. Je ne vais pas refaire la campagne, plusieurs commentateurs l’on déjà fiat : analyser nos erreurs passées pour mieux rebondir et proposer aux Français en déshérence un autre projet  de société. Nous n’avons pas des solutions à tous les maux de la société française et se serait mensonger de l’affirmer. C’est pourquoi nous devons continuer à travailler pour obtenir des solutions concrètes et applicables pour être de nouveau audibles auprès de nos concitoyens.
J’avoue être effarée lorsque j’entends certains cadres, dirigeants et même militants du partii, qu’ils espère atteindre 8 à 10 % des suffrages, l’obsession du chiffre et l’on finit par oublier la seule obsession qui vaille : l’espoir à faire renaître auprès des Français.

Alors que faire ? Quitter le parti, comme tant d’autres élus ET militants en raison des déceptions électorales ou des attitudes de certains responsables politiques ? Rester à l’écoute des prochains discours et positionnement du leader démocrate afin de redonner l’envie de se battre sur le terrain et défendre nos valeurs humanistes ? Attendre le déroulement de la désignation interne des candidats pour les listes départementales et le résultat des prochaines élections de mars 2010 ? Toutes ces questions sont légitimes. Je comprends que certains membres du Modem sont las d’attendre une réponse claire et ferme, une réponse qui se fait tant désirée…

10.09.2009

Le Modem vire-t-il à gauche ?

Lors des différentes universités d’été ou de rentrée des partis politiques français, une question a taraudé de nombreux responsables politiques et journalistes : le Modem vire-t-il à gauche ? Cette question réductrice, je vous le dis m’exaspère ! Le Modem ne vire pas à gauche, comme il ne vire pas à droite. Il essaye de survivre à la suite du score médiocre des élections européennes, de s’affirmer dans un paysage politique parfois confus par les attitudes d’ouverture et autres retournements de veste fréquents effectués par les amoureux des maroquins ministériels et de retrouver auprès des Français une image sereine de rassemblement. François Bayrou a indiqué lors de son discours de clôture dimanche dernier : « Je fais cette offre publique de dialogue. Ma conviction est qu’il faudrait que ce dialogue soit organisé, public, sans exclusive, pour que tous les Français puissent comprendre, au travers des échanges qui seront là mis en place, ce que pensent les familles politiques qui veulent une alternance, ce qu’elles pensent en commun et où sont leurs différences ». Je vous invite d’ailleurs à lire l’intégralité de son discours en cliquant ici.

Une « offre publique de dialogue » ne signifie ni alliance acquise aux prochaines élections, ni reniement de ce que nous pensons et ce que nous sommes. Au final et comme toujours, ce sont les Français qui trancheront.

Après mon retour de congé loin de Paris, j’avoue avoir été très réservée après avoir lu dans la presse que  Marielle de Sarnez, députée européenne et bras droit du leader centriste, serait présente lors de la manifestation organisée par « L’espoir à gauche » courant mené par Vincent Peillon. Les titres des journaux quelque peu racoleurs et surtout leur interprétation pouvaient laisser croire que le Modem virait réellement à gauche dans son idéologie, il fallait alors avoir la curiosité de lire le discours de Marielle de Sarnez pour s’apercevoir que ce n’est pas le cas. La politique de la main tendue proposée par François Bayrou à toux ceux qui ne veulent pas d'une société bling-bling, est une habile stratégie politique. On peut espérer qu’elle portera ses fruits, si tous les partenaires présents jouent réellement le jeu, ce qui est loin d’être gagné...Les responsables du PS ne semblent pas être enclins à participer à cet affrontement public d’idées que propose François Bayrou. Pour ma part, je partage l’idée que c’est le « centre progressiste qui fait souvent avancer le monde ».

08.06.2009

Modem : KO debout mais debout encore et toujours !

Il y a des lendemains d’élection où l’on a la "gueule de bois" alors que l’on n’a pas bu une seule goutte d’alcool. C’est le jeu démocratique, il faut savoir l’accepter et féliciter les concurrents qui ont obtenu plus de suffrages que notre famille politique. Se réjouir également que les consciences s’éveillent pour l’avenir de notre planète. A noter tout de même un chiffre alarmant : les Français dans une large majorité ont boudé cette élection, près de 60% d’abstention ! La tendance de fond exprimée dimanche dernier, doit obliger les politiques à lire attentivement ces résultats et d’agir en conséquence. Les préoccupations environnementales sont fondamentales dans l’esprit de nos concitoyens et ils ont décidé de placer des représentants du mouvement écologiste au Parlement européen afin que l’Europe soit la gardienne de notre bien-être commun. Cependant, aujourd’hui faites ce petit test auprès de votre entourage, voisins ou collègues de travail, et demandez leur s’ils voteront pour les mêmes personnes au niveau national afin de gouverner la France et bien leur réponse est différente de leur choix européen, paradoxe surprenant.

Lors de la soirée électorale au siège du Modem, on ressentait beaucoup de tristesse et d’amertume, c’est humain. Les résultats des élections européennes n’ont pas été la hauteur des espérances des militants et sympathisants du Mouvement Démocrate. Je rappelle que le score du parti socialiste est très faible au regard de ses élus et forces militantes. Je me permets également d’indiquer qu’il n’y a pas de mauvais résultats il y a de mauvaises campagnes électorales. Nous n’avons pas su convaincre les électeurs du bien-fondé de nos convictions. Nous qui avons l’Europe chevillée au corps et au cœur nous n’avons pas réussi à faire passer notre message européen. Lorsqu’on se plante, on se plante,  il faut savoir le reconnaître humblement et agir pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Evidemment, certaines mauvaises langues, tout bord politique confondu, se feront une joie de critiquer sans retenue le leader du Modem. Le leader centriste a mené une grande (trop ?) campagne médiatique dénonçant les dérives du pouvoir actuel, c’était nécessaire mais probablement pas lors de cette campagne. Problème de timing. Naturellement, il  a une part de responsabilité dans ce score décevant cependant il n’est pas le seul. Un parti politique c’est un collectif qui assume ensemble ses stratégies de campagne avec des têtes de liste pour diffuser le message dans leur circonscription. Reconnaissons également que les militants du Modem se sont drapés dans une forme d’arrogance lorsque les sondages indiquaient des scores à 2 chiffres. Nous avons quelque peu oublié qu’une campagne électorale se joue jusqu’à la dernière minute et que distribuer du jus d’orange et des ballons c’est sympathique mais pas suffisant pour que cette attraction se transforme en un vote ferme et définitif dans l’urne. Défiler avec des tee-shirts orange et distribuer machinalement un tract sans enclencher le dialogue avec les personnes qui reçoivent ce document ne sert finalement à pas grand-chose.

Alors maintenant que faire ? Se ressaisir vite et revenir aux fondamentaux de l’engagement politique :

- Revenir à un vrai travail de terrain en menant des campagnes de proximité et d’écoute, ce que nous avons toujours fait et qui nous a permis d’obtenir l’adhésion de milliers de personnes.

- Proposer concrètement des solutions équilibrées aux maux des Français.

- Préparer activement, lucidement et sereinement les élections régionales qui ont lieu dans 9 mois : c’est demain, c’est tout de suite !

06.06.2009

François Bayrou s'explique à la suite de l'émission "A vous de juger"

A la suite de l'émission de jeudi dernier diffusée sur France 2, François Bayrou s'est expliqué lors une conférence de presse sur la violente altercation qu'il a eu avec Daniel Cohn-Bendit.
A présent c'est à vous de juger.

25.05.2009

Elections européennes : la campagne est officiellement lancée !

nos-engagements-1.jpgLa campagne des élections européennes du 7 juin prochain est officiellement ouverte ce jour. 161 listes ont été déposées représentant l’ensemble du territoire français découpé en 8 grandes circonscriptions. Chaque liste doit comporter un nombre égal au double du nombre de sièges à pourvoir dans sa circonscription. En Ile de France, ce sont 28 listes qui seront soumises au vote le dimanche 7 juin. Scrutin à la majorité proportionnelle intégrale à un seul tour, cette échéance électorale est unique en son genre et pourtant elle n'intéresse pas vraiment les foules… Seul le microcosme politique se passionne pour les résultats de ces élections qui au niveau national auront des incidences sur le poids et l'influence des différents partis en lice, notamment pour le Mouvement Démocrate. En effet, cette élection est également cruciale pour l’avenir du parti, il serait inconvenant et hypocrite de s’en cacher. C’est pourquoi, depuis quelques jours, les représentants du Modem subissent de véritables assauts de la part de leurs concurrents. Les attaques actuellement dirigées contre François Bayrou, par l’ensemble des leaders de la majorité présidentielle et de l’opposition sont un reflet de leur état d’inquiétude et, pour certains désorientés, la possibilité de masquer de profondes divisions au sein de leur propre famille politique… L’indifférence est la pire des insultes, les candidats du Modem sont honorés de faire l’objet d’autant de sollicitations. Revenons toutefois à l’essentiel : pour quel projet allons-nous voter le 7 juin ? Je vous propose de consulter ici le programme du Modem et de faire votre choix en toute connaissance de cause.

29.04.2009

Bayrou, pour certain, l’homme à descendre...

couv_livre_abus_pouvoir_fb.gifDans son dernier livre intitulé Abus de Pouvoir publié le 30 avril, François Bayou sonne la charge contre le système mis en place par le Président de la République. Réquisitoire selon certains, acte de résistance selon d’autres, ce livre est une virulente dénonciation des décisions prises par les actuels dirigeants français:

«  Il est une idéologie de l’argent présenté comme valeur. Une idéologie de la généralisation de la loi du profit. De l’extension aux services publics des normes du marché, de la concurrence. Il est une idéologie souterraine de la distraction du citoyen à coups de « pipolisation ». Il est une idéologie de la prééminence du capital… cette politique qui s’attaque à tous les domaines de la vie nationale, éducation, recherche, justice que l’on nous vend sous le nom générique et obsessionnel de « réforme » ce n’ets pas une modernisation, c’est une abrogation […] pour cette abrogation, pour ce renoncement, Nicolas Sarkozy n’a pas de mandat. »

 

On sait bien que le Président de la République n’a pas une sympathie débordante à l’égard de François Bayou et cette inimitié existait déjà bien avant l’élection présidentielle de 2007. En dépit de tous les efforts déployés pour supprimer politiquement le leader centriste (débauchage systématique des parlementaires ex-UDF, drague ouverte auprès de Michel Mercier, Trésorier du Mouvement Démocrate, soutien à la création du Nouveau Centre et promotion de ses élus dans le Gouvernement), ce dernier continue de bénéficier d’une importante côte de popularité dans l’opinion et continue même de s’exprimer librement dans les médias. Forcément, c’est gênant... Dans un système politique verrouillé par la com’ du Président et de ses conseillers, l’électron libre Bayrou a de quoi prodigieusement agacé les ambitions stratégiques de l’hôte de l’Elysée. Celui-ci a trouvé un véritable opposant, également ambitieux, qui ose aller contre le modèle de société imposé par les sarko-boys !

26.04.2009

Différence entre l’être et l’avoir...

images.jpgEn cette journée dominicale, je tombe par hasard sur le livre Projet d’Espoir de François Bayrou publié en 2007 et je l’ouvre spontanément à la page 77 :

« Une société, une civilisation, c’est une architecture. Comme une cathédrale, ou plus simplement comme une maison. Une société, une civilisation commencent d’exister lorsque tout le monde sait, à l’intérieur comme à l’extérieur, ce qui est le plus important et pour quelle destination. Quels sont les arc-boutants et les colonnes de l’édifice -qui le tiennent- quelles sont ses élévations –qui le haussent- quels sont ses planchers et ses murs –qui le sécurisent- quels sont ses toits –qui le protègent- ses portes et ses fenêtres –qui l’ouvrent, l’éclairent et l’aèrent. La hiérarchie des valeurs et leur place, voilà la marque d’un projet. Comme citoyen, comme personne humaine, comme père de famille, je veux que l’on sache remettre l’essentiel à sa place. L’argent est à sa place dans l’ordre nécessaire. Chacun en a besoin pour vivre et ceux qui en manquent s’asphyxient. Mais une fois que le nécessaire est satisfait, l’argent ne doit plus dominer l’horizon. S’ouvre alors l’ordre non plus du nécessaire mais de l’essentiel où tout n’est pas marchand. L’éducation, la science, la culture sont de l’ordre de l’essentiel. Et pour ceux qui les cherchent, la philosophie et la spiritualité. Tous ces domaines, ceux de l’esprit, ceux du cœur, ceux de l’âme appartiennent au domaine du verbe être, non pas au domaine du  verbe avoir. Et faire la différence entre l’être et l’avoir, c’est l’essentiel d’un projet de société, et même d’un projet de civilisation ».

 

Parfois, je me demande pourquoi je continue à militer politiquement. A la lecture ce ces lignes, malgré les doutes et autres manoeuvres politiciennes, je sais pourquoi je continue mon engagement auprès de François Bayrou.

Toutes les notes

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu